À l’orée de la route d’Amizmiz, Casa Memoria apparaît comme une confidence. Une villa cachée dans un océan d’oliviers, avec les montagnes de l’Atlas comme toile de fond. Depuis les airs, elle se dévoile comme un trésor préservé, une maison que l’on devine avant de la découvrir, enveloppée dans une nature dense et généreuse.
À l’intérieur, chaque pièce raconte une variation de lumière et de matières. Les salles de bain en tadelakt miel, ponctuées de zelliges et de fenêtres turquoise, rappellent les riads anciens. Elles prolongent cette douceur intérieure que l’on retrouve dans les salons verts, baignés d’une luminosité fraîche, où les plafonds travaillés, les lustres ciselés et les boiseries sculptées composent une scène presque picturale.




Les escaliers arrondis glissent comme un ruban architectural, guidant le regard vers des salons chaleureux, meublés d’accents berbères, de tapis moelleux et d’objets choisis. ici, le quotidien se fait art : un bouquet posé, un lampadaire allumé, un détail de marbre ou de bois qui raconte Marrakech mieux que n’importe quelle phrase.
Dans les suites, les cheminées, les moucharabiehs, les coussins brodés et les alcôves baignées de lumière composent un décor intime, presque romanesque. Le bain, entouré de mosaïques vertes et blanches, devient une scène de bien-être suspendue, où le temps ralentit et où le luxe prend la forme la plus simple : une coupe à la main, un moment pour soi.

Sur la terrasse, le soleil sculpte les murs ocres, les chaises longues invitent à la sieste, et l’horizon se perd entre ciel bleu et vergers infinis. Plus bas, dans les jardins, de petits patios secrets se dévoilent : une fontaine murmure, une banquette blanche attend, protégée par l’ombre des orangers.

Casa Memoria n’est pas une simple adresse : c’est un art de vivre. Un lieu où l’élégance marocaine se mêle à une douceur contemporaine, où chaque espace semble dessiné pour la beauté des instants. Une escapade qui apaise autant qu’elle inspire, comme un souvenir précieux que l’on garde longtemps après avoir refermé la porte en bois sculpté.










