Fondateur de Crosby Studios en 2014, le designer, architecte et artiste Harry Nuriev interroge notre relation à l’espace et aux objets à travers une esthétique audacieuse et « transformative ».
Élu « Designer de l’année » du salon Maison&Objet 2026, il théorise le « Transformisme », manifeste d’un design tourné vers le futur. Pour lui, le futur ne repose ni sur la nouveauté ni sur l’accumulation, mais sur un geste plus subtil : celui d’observer ce qui existe déjà et d’en amplifier l’essence.
Nuriev le décrit comme une « façon de sentir et d’agir », un art de percevoir ce qui a été négligé et de reconnaître la force latente des choses. Là où d’autres verraient des rebuts, il identifie des potentiels, une profondeur retrouvée.

Son processus créatif commence dans le réel, jamais dans le vide. Il entre dans un espace, s’immerge dans un contexte, choisit une matière, une forme, une trace puis les élève.
Dans cette approche, l’objet usuel devient élément de collection, non pas par embellissement, mais par clarification.
L’installation qu’il signe pour Maison&Objet reflète cette philosophie.
Alors que le salon vibre d’une effervescence continue, Harry Nuriev crée une respiration dans l’espace, un vide intentionnel où l’œil se repose. Dans ce cocon dépouillé de distraction, l’attention se reconstruit. On observe mieux, différemment ; on revient à l’essentiel.
Fidèle à son esthétique hybride, le designer poursuit une démarche déjà saluée par de grandes institutions et maisons de luxe, parmi lesquelles Balenciaga, Jimmy Choo, Valentino, le Louvre, le Mobilier national ou encore Art Basel, avec lesquelles il collabore chaque année sur une trentaine de projets internationaux.
À Paris, en janvier 2026, il profite de cet espace pour dévoiler sa collection d’objets réalisée pour le Musée du Louvre « Lèche-Vitrines ». Une rencontre naturelle, dans laquelle le designer rend hommage au Louvre et à son exposition Louvre Couture.



